Module d'enseignement ASTEP

Préambule

L'eau est un auxiliaire précieux du développement de l'humanité. Depuis sa naissance, l'homme a intégré son activité dans le cycle naturel de l'eau afin d'y développer sa survie, ses besoins, son agriculture, son développement industriel ( Paquier[1] 2001). Après son utilisation, le précieux liquide usé est rejeté, maintenant ainsi la quantité d'eau en circulation mais détériorant sa qualité. Dès le départ, les civilisations naissantes vont s'ingénier à trouver des solutions pour maintenir une certaine « hygiène publique », puis, du fait de l'urbanisation des populations, éviter la propagation de la « saleté », éviter tant que faire se peut les infections et les épidémies, puis préserver l'environnement des matières oxydables, de l'azote et du phosphore, source d'intoxication des plans d'eau, jusqu'à, actuellement, envisager les possibilités de recyclage et de réutilisation des eaux usées traitées.

On situera vers 1850 en France une certaine prise en compte industrielle de l'importance de la salubrité publique dans la vie d'une cité et de ses citoyens : les réseaux de distributions d'eau potable et de collecte des eaux associés à des moyens de traitement et d'assainissement sont développés. Ainsi est né un cycle anthropique de l'eau, défini comme la circulation de l'eau résultant de l'intervention humaine, depuis les points de captage jusqu'aux stations d'épuration avant un retour au milieu naturel. Point clé de la dépollution urbaine, l'assainissement collectif est le mode d'assainissement constitué du réseau public de collecte et de transport des eaux usées vers un ouvrage d'épuration.

Cet ouvrage, dénommé dans le langage commun « station d'épuration (STEP)», est, dans la plupart des cas, fondé sur une optimisation (une activation) des principes biologiques de l'épuration naturelle par un plan d'eau ou par le sol. Reposant sur la transformation de la pollution dissoute en une biomasse bactérienne solide (« la boue ») il est généralement constituée de deux filières de traitement : une filière « eau » aboutissant au rejet d'un effluent aqueux acceptable selon la loi par l'environnement, et d'un déchet, les boues, concentrées dans la deuxième partie du traitement, filière « boue », avant d'être évacuée et valorisée par la filière thermique (récupération d'énergie) ou agricole (récupération de nutriment).

La station d'épuration de l'eau usée est donc un dispositif majeur de l'ingénierie environnementale qui s'intègre dans le volet technologique de l'UVED.

  1. Paquier

    M. Histoire illustrée de 5000 ans d'hygiène publique, Johannet Editions (2000) .

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